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> Compte-rendu du séjour / découverte de la biodiversité de la mer d'Iroise

 

> Juillet 2008 / Bretagne (Océan Atlantique)

 

Le centre d'animation Garef Océanographique, centre d'animation de la Mairie de Paris, a organisé du 15 au 30 juillet 2008 un séjour de découverte de la mer d'Iroise et de ses richesses. Le groupe était composé de 10 lycéens et étudiants français âgés de 18 à 26 ans et d'un encadrant.

 

Ce projet, monté avec l’aide du Palais de la découverte, a reçu l'aide du Parc marin d'Iroise, du Conservatoire du Littoral et de l'ONCFS. Outre les participations financières des adolescents le financement de ce séjour a été assuré grâce à l'aide de la Mairie de Paris et du Palais de la découverte.

 

 

> Le journal de bord des participants

 

Mardi 15 juillet 2008

Nous sommes 7 à nous être donné rendez-vous au centre à 8h00 : Yann, Marc, Antoine, Thomas, Marguerite, Laure et Elsa. Les autres nous rejoindrons plus tard en Bretagne. Tout le monde a promis de prendre son plus petit sac, mais nous sommes tous très chargés : en plus des affaires habituelles, nous emportons du matériel de plongée, des appareils photos et vidéo ! Nous n'avons qu'à descendre un escalier pour monter dans le train TGV pour Brest qui démarre à 9h05 : c'est pratique d'être à Montparnasse !

 

Le voyage dure 4 heures 30. Nous en profitons pour chercher quelques pistes de scénario pour les films du séjour que nous voulons monter, nous jouons au tarot et testons les talkies-walkies que nous avons emportés et qui nous serons bien utiles par la suite. Arrivés à Brest, nous prenons la direction de la gare Maritime du Conquet. Après environ 1h30 de traversée, le bateau de la compagnie Penn Ar Bed nous dépose finalement à 19h30 au port du Stiff à Ouessant. Un bus traverse l'île d'Est en Ouest et nous dépose à Lampaul. Nous rejoignons ainsi l'auberge de jeunesse où nous attend le dîner.

 

Après tout ce trajet, nous avons des fourmis dans les jambes et nous sommes pressés de prendre l'air breton. Nous posons donc rapidement nos bagages dans nos chambres et nous allons nous promener de nuit sur la plage. Nous y rencontrons de nombreuses ligies, des gros cloportes assez primitifs que l'on rencontre dans les petites cavités des falaises de bord de mer : Ici il y en a plein !

 

Mercredi 16 juillet 2008

Après un bon petit déjeuner, nous louons des vélos pour la durée de notre séjour sur l'île. On croise peu de voitures ici. L'île fait sept kilomètres de long et quatre de large, elle est parcourue de 45 kilomètres de sentiers cotiers dont beaucoup sont praticables à vélo. Munis de plusieurs plans et un pique-nique : c'est parti pour une journée entière de vélo autour de l'île !

 

Première halte au phare de Créa'ch, au nord de l'île. Le paysage, un entre las puissant de roches granitiques donnant sur la mer, y est magnifique: La brume bretonne fait partie du charme des lieux. Nous nous promenons sur des petits chemins taillés dans la roche. Les bâtiments sous le phare ont été transformés en musée où nous projetons de revenir un autre jour.

 

Nous continuons notre route vers la pointe de Cadoran, où nous pique-niquons sur les falaises avec le soleil qui fait sont apparition. Nous rejoignons ensuite la pointe Ouest et le phare du Stiff. Nous visitons une petite exposition sur l'abeille noire endémique d'Ouessant, loin des parasites qui frappent ses cousines du continent. Nous emportons du pain d'épice au miel produit par ces abeilles pour le goûter au bord des falaises du côté de Porz Arlan.

 

L'eau y est tellement belle qu'Antoine et Yann s'y baignent. Le bain de mer est frais (15°C) mais tonique ! Nous prenons beaucoup de photos, nous avons la chance d'avoir deux très bons appareils à notre disposition. On apprend différentes techniques et on teste l'objectif macro et le filtre polarisant. La promenade s'achève du côté de Porzic Coret, encore un site superbe, au Sud Est de l'île.

 

Chaque soir nous transférons les photos du jour sur un ordinateur : c'est agréable de revoir les différents moments de la journée. La soirée se termine au pub où nous goûtons la bière bretonne et le chouchen, boisson traditionnelle obtenue à partir de la fermentation du miel hum…

 

Jeudi 17 juillet 2008

Nous chargeons notre matériel de plongée dans les carrioles, aimablement tirées par les garçons du groupe, et nous partons pour notre première randonnée palmée dans la baie de Porzic Coret. Deux bouées permettent de nous signaler aux bateaux. Nous y avons accroché nos sandales, un appareil photo, des fiches d'identification, à boire et à manger. Nos vêtements sont placés dans des sacs étanches que l'on tire derrière nous, ce qui nous permet d'être autonomes.

 

Nous explorons les fonds en apnée dans la zone des laminaires. L'eau est fraîche (15 à 16°C) mais supportable avec nos combinaisons, la visibilité est de 5 à 6 mètres. Après avoir passé 1 heure dans l'eau, nous pique-niquons. Puis nous filons à Lampaul pour une sortie voile dans la baie. Nous naviguons avec une Caravelle et un 420. Marguerite et Laure embarquent dans le 420 tandis que les autres investissent la caravelle. Malgré un foc déchiré, la brise thermique se lève et on s'amuse bien. Tous se relaient pour barrer sous les ordres de Yann qui s'arrache parfois les cheveux : Paré à virer ?!

 

Pour finir la journée, les derniers infatigables repartent en palmes masque et tuba ramasser des moules sur des bouées de culture d'algues. La pêche est fructueuse et le soir même nous dégustons des moules fraîches cuisinées par Yann. Il a fait un temps magnifique et les premiers coups de soleil se font sentir !

 

Vendredi 18 juillet 2008

Ce matin, nous visitons le musée des phares et balises au Créa'ch. Le rôle de ces signalisations est très important, surtout en mer d'Iroise ou l'on peut voir beaucoup d'écueils autour de Ouessant et de l'archipel de Molène. Des photos d'archives montrent les efforts surhumains déployés pour construire certains phares très exposés et la dureté du métier de gardien de phare.

 

L'après-midi, nous explorons la côte nord de la baie de Lampaul en kayak de mer jusqu'à Bougezen. Nous sommes équipés de nos combinaisons, aussi pouvons-nous nous mettre à l'eau régulièrement pour faire des images avec la caméra sous-marine. Malheureusement, cela entraîne aussi quelques risques pour le matériel : le tuba d'Elsa et une palme de Laure sont perdus en cours de route ! La randonnée est fatigante mais très agréable : cela fait du bien de se dépenser.

 

Nous dégustons à dîner le fameux ragoût de mouton " cuit sous les mottes ", spécialité ouessantine, ainsi qu'un délicieux riz au lait.

 

Samedi 19 juillet 2008

Marguerite part ce matin, elle nous rejoindra dans quelques jours à Quéménès. Pour les autres : matinée tournage vidéo. Retour à Port Coret. On sort tout le matériel vidéo et on joue les pros : caméraman, preneur de son, réflecteur… on se relaie devant la caméra pour des petites séquences en racontant nos aventures avec plus ou moins d'assurance !

 

Après un pique-nique, c'est notre première plongée en bouteille : le club local nous emmène en zodiac sur le site même où nous étions hier en kayak. Tout le monde est impatient. L'eau est assez claire. Pour cette plongée, chaque binôme a un rôle déterminé. Marc et Antoine filment avec la caméra sous-marine et un phare de plongée, tandis qu'Elsa et Yann font des photos. Thomas et Laure se baladent en palmes, masque, tuba.

 

Nous avons plongé 35 minutes à 18 mètres. C'est notre première découverte de ce milieu en plongée et la diversité de la faune et de la flore est impressionnante : araignée de mer, seiches, oursins, concombres de mer dans un décor de sable, de roches et de grandes algues.

 

Le soir, nous déménageons de l'auberge de jeunesse, complète, pour le camping de Lampaul. Sous tente, avec des voisins avinés et bruyants, nous avons malheureusement eu froid toute la nuit !

 

Dimanche 20 juillet 2008

Nous partons pour l'île de Quémènes où David et Soizic nous accueillent dans leur ferme auberge. Nous serons seuls avec eux les prochains jours, avec Bergamote la truie de la ferme, les trois oies, les poules, les coqs et les moutons. David est venu nous chercher en bateau à Molène et en arrivant sur l'île son tracteur nous attend pour transporter nos bagages !

 

Après notre installation nous faisons un premier tour à pied de l'île. Nous profitons des précieux conseils de David pour les heures des courants de marée et les différents sites où faire des randonnées palmées autour de l'île et de la presqu'île de Quéménès.

 

Nous remarquons qu'il existe un étagement marqué des différentes espèces d'algues. Cet étagement du milieu est lié au phénomène des marées. Au niveau de l'étage supra-littoral, mouillé uniquement par les embruns, nous retrouvons les lichens (symbiose entre une algue et un champignon). L'étage médiolittoral, recouvert par l'eau pendant les marées, est occupé par les algues qui supportent d'être émergées ; c'est le cas des ulves, des fucus et des ascophylles. Enfin, létage infralittoral, recouvert d'eau en permanence, abrite les laminaires, sargasses et himanthales.

 

Lundi 21 juillet 2008

Nouvelle matinée de tournage pour notre équipe ! Nous réalisons des vidéos sur le champ de pomme de terre de Quéménès et le fameux chou marin. Cette plante ne pousse que sur le haut de la plage, ses graines y sont déposées par la mer et ne peuvent germer qu'après avoir été concassées par les galets. Cette espèce protégée était autrefois consommée.

 

L'après-midi nous continuons notre exploration à la palme en partant de la cale de la face nord à marée basse. Nous survolons dans le courant des galets d'algues roses encroûtantes, de la taille du poing au maximum. La promenade est magnifique et passe par le Lédénez de Quéménès (presqu'île) où nous mettons pied à terre pour traverser la plage et repartir de l'autre coté. Les observations d'algues sont relevées pour faire un inventaire des espèces de l'île.

 

En fin d'après-midi, l'équipe se renforce : Gilles, Thomas J. et Jean-Paul nous ont rejoint. Nous sommes maintenant douze. Ils ont apporté avec eux des bouteilles de plongée pour les jours à venir. Le soir nous allons voir le couché du soleil sur la plage, en compagnie de Bergamote.

 

Mardi 22 juillet 2008

Soizic nous fait visiter les installations qui permettent à l'île d'être autonome en énergie. Une installation de panneaux photovoltaïques sur le toit d'un bâtiment fournit environ 70% de l'électricité. Le reste est fourni par une éoliènne. D'autres panneaux solaires thermiques servent à chauffer l'eau.

 

L'eau douce est produite par une citerne de récupération d'eau de pluie, qui grâce à un traitement de filtration est rendue potable. Les eaux usagées sont re-filtrées par phytoépuration avant d'être rejetées dans la nature. Les toilettes sèches complètent le dispositif et permettent d'économiser l'eau douce.

 

Après la visite des installations autonomes, nous nous dirigeons vers les plages ouest et sud de Quéménès pour ramasser des macro déchets. Pendant le restant de la matinée, nous ramassons l'équivalent de 2 remorques pleines. Les macrodéchets sont essentiellement des bouteilles de plastique et du bois. Autrefois, la mer était la seule ressource en bois des îles de l'archipel.

 

Après le déjeuné, David nous emmène en bateau plonger en bouteille près des phoques couchés sur des roches. Nous réussissons à en approcher certains en surface ou en plongée, mais ils gardent leur distance. Il y a ici une colonie de phoques de 20 à 80 individus selon la saison. Au retour, Yann fait passer à Thomas son baptême de plongée.

 

Mercredi 23 juillet 2008

Nous explorons ce matin la côte Ouest et Sud de l'île à la palme. C'est marée haute, aussi nous ne pouvons pas descendre en apnée très au-delà de la zone des fucus et ascophylle. Le relief est ici très plat comparé à Ouessant.

 

Un garde de la réserve naturelle de l'archipel de Molène, Jean-Yves Legall, vient sur Quéménès nous rencontrer pour nous parler de l'importance de son rôle. De nombreux îlots sont aujourd'hui protégés et des oiseaux marins viennent y nicher. Il faut faire respecter l'interdiction d'accès à ces îlots, aux plaisanciers comme aux habitués. Nous filmons la rencontre et Gilles prend des photos.

 

A la nuit tombée, nous repartons pour une expédition palmée armés de lampes étanches. Dans l'eau, nous nous regroupons autour des deux plongeurs qui ont des phares de plongée plus puissants pour profiter de leur éclairage. Nous éteignons nos lumières, et agitons les mains dans l'eau : de petites lumières vertes scintillent. Ce sont des algues planctoniques bio luminescentes appelées noctiluques. Elles réagissent au stress en produisant de la lumière. A minuit, notre sortie de l'eau est immortalisée par quelques photos.

 

Jeudi 24 juillet 2008

Nous consacrons la matinée au tournage de séquences vidéo pour notre projet de film-reportage sur notre séjour. Nous en profitons pour présenter la ferme insulaire de Quéménès, nos explorations sub-aquatiques et la particularité des îles de l'archipel.

 

Pour compléter notre reportage, nous retournons faire des images sous-marines à la cale, décidément le meilleur spot de l'île. Elsa, Laure et Gilles réalisent un guide sous-marin à l'usage des futurs hôtes de l'île : le sentier partant de la cale y est reporté.

 

Ce parcours à la palme commence dans les sargasses, profite du courant de marée montante, continue dans les himanthales, survole les algues encroûtantes… que du plaisir !

 

Le soir nous fêtons les anniversaires de Yann et Gilles, ainsi que la fin du séjour à Quéménès, et son environnement si particulier autour d'un feu de bois…

 

Vendredi 25 juillet 2008

Nous déménageons à nouveau : direction Le Conquet, sur le continent. JP, Thomas J. et Gilles nous quittent, mais nous sommes encore sept qui allons profiter de la plongée sous-marine avec le club du Conquet. Nous louons deux voitures pour tous nos prochains déplacements. Nous nous installons à Ploumoguer chez la grand-mère de Tristan, un des anciens adhérents du Garef, qui a gentiment accepté de nous héberger dans une annexe de sa maison, nous permettant d'être autonomes. Tout notre matériel est rincé, fin prêt pour les prochaines plongées.

 

Nous profitons de l'après-midi pour nous promener sur le bord de mer, au niveau de la plage des Blancs Sablons et découvrons un joli petit fort à la pointe de Kermorvan, parfait pour la pause goûter. Le soir, nous allons faire quelques courses pour les jours à venir.

 

Samedi 26 juillet 2008

Nous avons rendez-vous à 8h au club de plongée, qui va nous emmener aujourd'hui au pied de l'isthme de Kermorvan. Le niveau de nos cinq plongeurs leur permet d'être autonomes et de se promener à leur rythme, suivant leur intérêt, avec caméra et appareil photo. Nous plongeons à 10 mètres de profondeur pendant environ 50 minutes. C'est un herbier de zostères qui nous retient. Nous y recherchons des hippocampes, en vain. Les seiches y ont fixé leurs grappes d'œufs, semblables à du raisin noir. Yann découpe l'enveloppe d'un des œufs pour nous montrer l'embryon à l'intérieur.

 

Par une après-midi ensoleillée, nous explorons à pied la ria du Conquet à marée basse, riche en coques, en vers et en oiseaux. Nous voyons aussi beaucoup d'alvins emprisonnés dans les marres. Nous avons aussi vu beaucoup de salicornes qui tapissaient la vase de la rivière. C'est une plante comestible. Nous réalisons aussi plusieurs interviews filmées sur le thème de l'hippocampe.

 

Après avoir remonté la rivière assez loin, nous rebroussons chemin et allons à la plage des Blancs Sablons. Nous y retrouvons nos ôtes pour se baigner ensemble.

 

Dimanche 27 juillet 2008

Aujourd'hui, nous plongeons en bouteille au pied des falaises entre Saint Mathieu et Plougonvelin sur le site dit " des canons " pendant 60 minutes à 9 mètres de profondeur. Il y a effectivement quelques canons couverts de laminaires. Nous jouons ensuite avec une raie torpille. Nous en profitons pour faire quelques vidéos avec elle. Nous avons également la chance de croiser un congre caché dans une cavité sur laquelle se reposent plusieurs grosses crevettes.

 

Le paysage est très beau : nous nous promenons dans des failles. Yann, moniteur de plongée, nous fait passer devant lui pour jouer au guide de palanquée à tour de rôle.

 

Nous avons rendez-vous l'après-midi avec Claude Le Guitton pour visiter à la palme le sentier sous-marin des Trois Curés, situé à Trébabu. Il est étonnant d'y trouver deux gorgones, installées sous une arche naturelle, à seulement trois mètres de profondeur. Nous découvrons une cloche d'air au fond d'une faille, accessible en apnée. Sur les fonds sableux, nous trouvons quelques herbiers, dans lesquels nous ne trouvons toujours pas d'hippocampes.

 

Le soir, nous dînons avec Claude dans une petite crêperie de Trébabu.

 

Lundi 28 juillet 2008

Nous plongeons en bouteille au pied d'une balise, sur une épave appelée " l'ardoisier " à 17 mètres pendant 45 minutes. Le site est balayé par le courant, aussi devons-nous nous cramponner aux stipes des laminaires. Les failles sont tapissées d'anémones corynactis, de crinoïdes et d'alcyons de toute beauté. C'est vraiment impressionnant la quantité et la concentration de ces espèces sur les parois.

 

Sans éclairage, le paysage reste terne, mais dès qu'on l'éclaire les couleurs se réveillent : il y en a de toutes les teintes ! Les anémones se referment sous nos doigts puis se rouvrent. A cause du fort courant, le bateau s'est éloigné du site de plongée. Nous remontons en lâchant un parachute de plongée qui nous a été prêté et nous avons la bonne surprise d'y trouver accroché un drapeau breton (gwen ha du), flottant dans le courant !

 

L'après-midi est consacré à la recherche d'hippocampes dans la rade de Brest. Nous nous rendons sur le site du Squiffiec, et nous fouillons en apnée un superbe herbier de zostères : nous ne trouvons pas d'hippocampes mais de magnifiques grosses ascidies blanches mammilla. Pendant ce temps, les autres restés au bord de la plage font quelques images vidéos sur notre recherche d'hippocampes.

 

Mardi 29 juillet 2008

Nous nous rendons à l'Agence des Aires Marines Protégées au Conquet. Yannis Turpin, agent technique de l'environnement, nous y accueille. Les bâtiments flambants neufs permettront aux agents du nouveau parc marin de travailler dans de bonnes conditions.

 

Aujourd'hui, nous allons visiter une île sur laquelle se trouve le refuge des gardes de l'ONCFS. Deux bateaux pneumatiques nous transportent sur l'île de Béniguet pour la journée. Nous sommes conscients du privilège qui nous est fait de pouvoir nous rendre sur cette île au large du Conquet. Après avoir déjeuné avec les gardes de l'ONCFS et Yannis, nous faisons le tour de l'île. Stéphane, garde de l'ONCFS, nous guide et nous présente la flore et la faune de l'île.

 

De nombreux nids sont numérotés, la population d'oiseaux est étroitement surveillée. Celle des lapins, indésirables, est régulée par des " prélèvements " au fusil. Les goélands peuvent nicher ici en paix car l'île est une réserve, seul la plage est accessible aux promeneurs venus avec leur propre bateau car il n'y a pas de ligne régulière.

 

En rentrant de l'île de Béniguet, nous allons dans les nouveaux bâtiments du parc marin. Nous y tournons quelques images avec Yannis, sur la présentation des travaux et le rôle du parc marin.

 

Mercredi 30 juillet 2008

C'est le moment de tout ranger et nettoyer, c'est le dernier jour. Nous finissons de préparer nos affaires et quittons nos hotes. Avant de rentrer à Paris, nous faisons une escale de quelques heures à l'aquarium d'Océanopolis. Les aquariums et les bassins tempérés présentent toute la flore et la faune que nous avons entre aperçu pendant notre séjour d'étude… et nous pouvons enfin observer les hippocampes tant recherchés !

 

Les pavillons polaires et tropicaux nous rappellent la diversité des milieux, donc des espèces, magnifiques d'adaptation. Nous assistons au nourrissage des poissons tropicaux, qui est fait et commenté par un plongeur.

 

De la " fin des terres " (Finistère) au cœur de Paris, le voyage ne dure que quelques heures…C'est un autre monde, urbain, bruyant et surpeuplé qui nous attend, et nous l'aimons aussi. Mais nous le savons déjà, nous reviendrons en mer d'Iroise …

 

 

> Remerciements

 

Nous remercions bien sûr l’ensemble des partenaires de ce projet et plus largement tous ceux qui ont contribué à la réussite de notre séjour. Nous tenons a remercier plus particulièrement Soizic et David de la Ferme de Quéménés, Jean-Yves Legall, Claude Le Guitton, Yannis Turpin de l'agence des aires marines protégées, les gardes de l'ONCFS de Béniguet.

 

Nous tenons également à remercier pour leur aide financière : la Mairie de Paris et le Palais de la découverte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

         

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