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> Juillet 2005 / Martinique
Du 13 au 29 juillet 2005, un groupe de 12 jeunes du
centre d'animation Garef Océanographique est parti étudier les trois écosystèmes côtiers de la
Martinique : la mangrove, les herbiers et les récifs. Trois milieux
riches, fragiles et surtout interdépendants.
Soutenu par le Conseil Général de Martinique,
l'Observatoire du Milieu Marin Martiniquais et le Parc Naturel Régional,
cette mission avait pour objectif de faire un inventaire des différentes
mangroves de Martinique et de préparer une exposition au Palais de la
découverte en mars 2006 dans le domaine de la biodiversité. Un programme
chargé les attendait.
Après la découverte de la région des Salines au Sud de
l'île, les jeunes sont partis en kayak de mer étudier la mangrove de
Genipa à l'Ouest, la plus grande de Martinique avec plus de 1000 hectares
dans la baie de Fort de France. La deuxième partie du séjour fut
consacré à la Réserve Naturelle de la Caravelle plus au Nord de l'île
et de ses quatre espèces de palétuviers.
> Une forêt sur la mer
Randonnées à travers l'impénétrable mangrove et ses
palétuviers à racines échasses, plongées sur les stations de suivis
sous-marins et rencontres de scientifiques. Autant d'activités pour
comprendre le fonctionnement de ces milieux complexes.
A leur retour, les jeunes ont comme but de rappeler le
rôle primordial de la mangrove dans l'équilibre des autres écosystèmes
sous-marins tropicaux mais aussi dans la protection naturelle de milieux
terrestres.
> Le journal de bord des participants
Mercredi 13 juillet 2005
Ça y est, c'est le grand jour ! Nous arrivons au centre
d'animation autour de 10h
pour finir la préparation des valises contenant le matériel
scientifique. Yann fait construire à quelques uns des pièges qui
permettront de capturer des crabes violonistes pour pouvoir les observer
plus facilement, pendant que d'autres préparent une. On part sur le coup
de midi pour Orly.
Les ennuis commencent déjà : Roatana a loupé la navette pour
l'aéroport !! Heureusement, il prend la suivante. Ça continue gaiement
lorsque que la sécurité trouve un couteau de pèche d'au moins 25
centimètre dans le bagage à main de Tristan. Enfin, tout le monde peut décoller pour la Martinique.
Nous atterrissons autour de 17h50 heure locale (23h50 heure de Paris)
à l'aéroport du Lamentin à Fort-de-France après environ 8 heures de
vol. Nous récupérons le van et la voiture puis nous nous arrêtons pour
faire les courses pour le petit déjeuner, enfin, direction le camping !
A l'arrivée à Saint-Anne, ce n'est pas le grand luxe... Nous sommes
logés dans 2 grandes tentes de 6 personnes. Les douches sont communes et
à l'extérieur. Nous mangeons dans une crêperie sur la plage qui ne vaut
pas celle que l'on peut trouver en Bretagne !
Jeudi 14 juillet 2005
Les premiers se lèvent à 5h en raison du décalage horaire et à 7h
tout le monde est dans la mer qui est à 20 mètres du camping... ça fait
du bien d'être aux Antilles !
Après le petit dej', nous partons visiter Sainte-Anne et son "
calvaire ", un point de vue d'où nous pouvons voir la ville, le port
et surtout le fameux rocher du diamant.
L'Observatoire des Salines nous permet de rencontrer notre première
mangrove. Des milliers de crabes violonistes courent sur la vase...
Finalement les pièges à crabe ne sont pas très utiles, mieux vaut les
attraper à la main !
La journée se continue avec une après-midi kayak. Joseph Taverny de
Kayak Aventure, nous emmène pour une grande ballade dans la mangrove de
canal Cocotte et de la Baie de Génipa. Nous traversons la mangrove, en
file indienne, entre les racine des palétuviers rouges. Leurs branches
forment un tunnel au dessus de nous. Joseph nous présente les
différentes espèces de palétuviers : le rouge, le noir, le blanc et le
gris.
Vendredi 15 juillet 2005
À 8h30, Yann est pris d'une soudaine envie de nous " remettre en
forme ". Face au camping, nous subissons pendant une heure divers
exercices en Palme-Masque-Tuba. Plus jamais ça !
De retour au camping, Thomas nous explique le fonctionnement du caisson
vidéo puis, nous procédons à l'inventaire du matériel que nous avons
emporté. Les aquariums qui devaient servir à prendre des prises de vues
rapprochées sont malheureusement cassés.
La plongée initialement prévue au Diamant a été annulée en raison
de la houle. L'après midi nous nous rendons à la savane des
Pétrifications que nous abordons par la baie des Anglais. Nous voyons nos
premiers palétuviers noirs (Avicenia germinans) et nous déterrons une
racine pour observer que les pneumatophores. Alignés le long d'une
racine, ils permettent à l'arbre de respirer malgré l'épaisse couche de
vase.
La suite de la randonnée, sur la pointe Baham, nous fait découvrir
des paysages digne de Jurassic Park et nous nous attendons à voir un
reptile de 3m de haut apparaître d'un moment à l'autre.
Une baignade éclair pour nous rincer de toute la boue accumulée
durant la journée. Puis nous retournons au camping.
Samedi 16 juillet 2005
Aujourd'hui encore nous randonnons dans la "savane des
pétrifications" et aujourd'hui encore nous ne trouvons aucun arbre
pétrifié dans cette région qui est la plus ancienne de la Martinique.
Tous ont été dérobés depuis longtemps. En revanche, nous découvrons
à la pointe d'Enfer des coraux fossilisés et de superbes paysages. Ils
sont très proches de ceux des côtes bretonnes.
En chemin nous nous baignons dans la anse Trabaud. Au retour, Florence,
Anne-laure, Aurélie, Alexandre et Jonathan se
perdent et explorent seuls le chemin vers les véhicules. Ils trouvent
Robert, un crabe mantou séché par le soleil. A 15 heures nous partons pour Fort de France. Nous avions l'intention
de faire escale dans une rhumerie mais la route était bloquée par le
Tour de Martinique à vélo.
Après nous être perdu, nous retrouvons Sophie et Cécile qui nous
présente l'OMMM (Observatoire du Milieu Marin Martiniquais) autour d'un
super repas. L'observatoire est financé entre autre par le Ministère de
l'Environnement, c'est lui qui s'occupe de la mission de l'IFRECOR pour la
Martinique. Il assure l'inventaire et le suivi des espèces marines dans
la région.
Dimanche 17 juillet 2005
Départ à 7h30 pour un rendez vous au club Aquasub du Diamant. C'est
la première plongée du séjour ! Jérôme et Philippe nous font
découvrir la caye. Algues, coraux, éponges... cette plongée est tout
bonnement magnifique d'autant plus que, pour certain, il s'agit de la
première plongée en eau tropicale, voire de la première plongée en mer
!
Après le déjeuné, nous faisons du PMT (Palmes, Masque, Tubas) sur la
pointe Borgnesse. Nous observons d'abord l'herbier puis le récif. Nous
prenons conscience des divers type de récifs existants car celui-ci est
très différent de ce que nous avons pu voir le matin.
Nous allons nous reposer sur la plage que tout le monde ici le
dimanche.
Lundi 18 juillet 2005
La tropicale de la nuit nous a offert les joies du linge mouillé.
Nous passons la matinée à l'observatoire des Salines. Alex et
Anne-Laure, courageux, voire téméraires, vont s'enfoncer dans un bosquet
de palétuviers rouges (Rhizophora mangle). Ils reviennent rapidement,
poursuivis par une nuée de moustiques. Equipés d'un filet appelé senne,
nous capturons crabes et poissons pour mieux les observer avant de
relâcher. La pluie s'est remise à tomber et nous nous sommes retrouvés
trempés, sauf Marc qui est resté à l'abri de la pluie " pour
protéger la caméra ".
Après le déjeuné, départ pour Le Marin où une partie du groupe va
plonger avec Sylvain du club Paradis Plongée. La palanquée se divise
entre les vidéastes et les photographes. La grande caye de sainte Luce s'étend à quelques brassées en dessous
de nous et nous pouvons profiter de la vue de coraux, éponges, poissons
chirurgiens, soldats et autres demoiselles.
Bien que fatigués nous ne somme pas près de nous coucher car cette
nuit c'est patrouille tortues.
Nous avons rendez-vous à 21 heures sur la plage du Diamant avec
Séverine Maigne de la Sepanmar pour une " patrouille tortues "
avec Lionel, Régis et Odile. Comme les membres du séjour de
l'an dernier, nous allons parcourir la plage en espérant observer une
tortue pondre. Nous nous séparons en deux groupe pour augmenter les chances de
rencontrer l'animal tant désiré, chaque groupe part de son côté et
garde le contact grâce aux talkies-walkies. Lorsque les deux groupes se
rencontre ont fait une pause.
A la première pause, Jonathan s'endort. Il semble impossible à
réveiller et nous le laissons là. Il rejoint un des groupes à son
réveil.
Vers 23h, une des équipes surprend une tortue imbriquée qui creuse un
trou mais retourne à la mer sans pondre. Deux heures et demi plus tard,
l'autre groupe l'aperçoit à son tour et tout le monde assiste à la
ponte. La tortue est mesurée et baguée, des prélèvement d'ADN sont
effectués. Sa carapace mesure 87 centimètres, elle est baptisée Anne-laure. Elle pond puis retourne à la mer en 7 pas. Le spectacle
était particulièrement émouvant.
À 3h du matin nous allons nous coucher.
Mardi 19 juillet 2005
Aujourd'hui grâce mat' ! Nous dormons jusqu'à 8h ! Il faut se
remettre d'hier.
Sylvain de Paradis Plongée nous a indiqué la présence d'hippocampes
dans un herbier à la pointe Marin. Nous nous y rendons en PMT (Palmes
Masque Tubas) à l'heure du déjeuné. Nous explorons les lieux et
croisons des vers de feu, des cassiopées, dangereuses méduses
retournées, des grondins, un syngnathe, cousin déroulé de l'hippocampe…
Seul Tristan a vu un véritable hippocampe. Une moto échouée était
totalement colonisée tel un récif artificiel.
Il est 15 heures quand nous mangeons un salade de riz au camping.
Dans l'après midi, nous partons pour la baie du Cul-de-Sac Ferré.
Pour atteindre notre destination nous traversons les racines arquées des
palétuviers rouges puis, une fois arrivé, nous nous enfonçons jusqu'à
la taille dans l'eau vaseuse de la mangrove.
La senne, pour une fois, n'est pas sortie vide. alevins, crevettes,
méduses... Autant d'animaux que nous n'aurions pas pu voir autrement
qu'en les capturant. Bien sûr, nous les avons relâchés.
Le rinçage sur la petite plage d'à côté était nécessaire. Mais au
retour, nous avons été confrontés à une impressionnante quantité de
moustiques qui nous ont poursuivis jusque dans les voitures.
Mercredi 20 Juillet 2005
Fin de la première semaine : on fait les bagages, on
range et on nettoie les tentes, elles en avaient besoin ! Sur le trajet,
visite de l'exposition de l'OMMM sur la plage des Salines sur les
écosystèmes mangrove-herbier-récif.
Ceux qui n'ont pas plongé lundi ont rendez-vous au Marin
avec Cécile et Josiane de l'OMMM. Le but de la plongée est un suivi
poissons et benthos sur la station Grande Caye de Sainte Luce. Une
première équipe accompagne Cécile pour le relevé des poissons le long
d'un fil de 150 m. Tous les poissons sont identifiés (espèces, taille,
nombre) sur un couloir de 1 m de large.
Une deuxième équipe compte avec
Josiane les jeunes colonies de coraux (taille inférieure à 2 cm de
diamètre). Pour terminer, Cécile compte les oursins car leur rôle
d'herbivore est important. Il existe en Martinique plusieurs stations
comme celle où nous avons plongé. Chaque station est relevée deux fois
par an, en juin et en octobre. Après la plongée, débriefing et
explications de Cécile et Josiane sur le rôle des stations. Aude,
étudiante à Perpignan et qui travaille pour la mairie de Sainte Anne
nous parle de la flore et de l'érosion sur le littoral.
Nous roulons jusqu'à Tartane, lieu de notre nouvel
hébergement à la Résidence Océane. Des vrais lits, une piscine : on va
en profiter…
Jeudi 21 Juillet 2005
Rendez-vous à 9 heures à l'entrée de la réserve de la
Caravelle avec Patrick Martial et Valérie du Parc Naturel Régional de
Martinique pour une randonnée. On monte au phare (aujourd'hui une station
météo), qui nous offre un magnifique point de vue. On descend ensuite
sur une plage où on trouve un arbre pétrifié noir incrusté dans le
récif.
Le site est vieux de 25 à 30 millions d'années. Puis nous
montons à la pointe Caracoli avant de redescendre jusqu'au pilotis qui
permet de traverser la mangrove de l'étang bois sec à la mer. Sur le
ponton, nous avons la chance de voir des tarpons, énormes poissons qui
peuvent mesurer 2 m. Cette randonnée dans des paysages magnifiques aura
duré 6h30 et nous n'avions pas prévu de quoi manger. Heureusement
Patrick avait quelques dattes.
Le soir : kayak de nuit dans la mangrove avec Joseph
jusqu'à un îlot qui sert de dortoir à de nombreux hérons et frégates.
Le retour se fait sous une pluie battante. Après cette journée
épuisante, nous rentrons à la résidence pour un repos bien mérité !
Vendredi 22 Juillet 2005
Le matin nous plongeons à Saint Pierre avec le club Papa
d'Lo. Nous sommes accompagnés par Sophie, Cécile et Alain sur le site
" sources chaudes ". Ce site fonctionne comme un récif
artificiel : il attire les espèces des environs sur une petite surface.
Cécile compte 46 espèces de poissons et Sophie observe le benthos : pas
d'algue, des coraux à croissance rapide. Ceux à croissance lente sont de
petite taille car ils sont jeunes : les éruptions balaient tout
régulièrement. Des espèces de coraux et de crinoïdes se rencontrent
plus près de la surface, ce qui montre que le milieu doit être souvent
turbide et remué.
Nous déjeunons dans un restaurant à Saint Pierre pour
discuter avec Sophie, Cécile et Alain.
Dans l'après-midi, nous visitons le Centre de
Découverte des Sciences de la Terre : jardin des catastrophes naturelles,
expositions sur la montagne Pelée et les hologrammes, film sur
l'éruption de 1902. Philippe Taieb nous fait une visite guidée dans le
bâtiment parasismique au pied de la montagne Pelée.
Samedi 23 Juillet 2005
Départ à 7h30 pour monter sur la Pelée, mais la
montagne est dans le brouillard : on décide de faire une ballade qui
devrait nous amener à des sources chaudes.
On cherche longtemps le début
du sentier qui se trouve en fait dans une carrière. Après cette
carrière on croise un panneau marqué : Zone dangereuse, Interdit au
public ! On s'enfonce dans une forêt de fougères hautes de 1m50. Il n'y
a pas vraiment de sentier et on ne voit pas où on met les pieds à cause
des fougères. On rencontre le lit d'une rivière qu'on remonte jusqu'à
des gorges.
On se baigne dans une cascade d'eau… froide : on n'a pas
trouvé les sources chaudes. Le retour se fait avec de nombreuses chutes
dans les fougères. Une fois arrivés, on s'aperçoit qu'on a perdu trois
du groupe en route. Ils arrivent une bonne demi-heure plus tard après
avoir continué trop longtemps sur le lit de la rivière. Le soir, c'est
l'anniversaire de Yann.
Dimanche 24 Juillet 2005
Rendez-vous à la Pointe Savane, près du Robert, avec
Sophie et Alain pour du kayak jusqu'à l'Ilet aux Rats. Nous laissons les
kayaks et nous nous mettons à l'eau en PMT. Sophie nous explique la
formation d'un récif et nous montre les différentes espèces d'oursins.
Après l'herbier, nous traversons le récif pour voir le tombant. Cette
traversée se fait au milieu des coraux de feu dans 50 cm d'eau avec des
vagues qui nous poussent sur les coraux : on sort tous un peu
égratignés. Le retour en kayak est long et difficile, on est à contre
vent.
Alain nous apprend que les sources chaudes n'existent
plus depuis 6 mois : elles ont disparu sous un éboulement. On ne risquait
pas de les trouver ! Le soir on veut de développer les pellicules, mais
on ne trouve pas les produits. On essaie de visionner les vidéos de la
première semaine, mais la télé ne marche pas. Logistique à revoir !
Lundi 25 Juillet 2005
Jonathan, qui a dormi toute la soirée d'hier, nous dit
que les produits de développement sont dans son sac ! Au pilotis de la
réserve, on mesure un palétuvier rouge : taille et diamètre du tronc,
position et taille des racines et des branches… On part en PMT dans les
racines des palétuviers et on se promène dans l'herbier et le récif :
on voit bien la succession des trois milieux.
Alain Pibot nous explique
l'étagement de la mangrove et les conditions de vie des palétuviers : on
trouve d'abord le palétuvier rouge, les pieds dans l'eau. Plus on
s'éloigne de la mer, plus le sol est salé : on voit alors le palétuvier
noir qu supporte 120 g de sel par litre d'eau. Derrière, l'étang
bois-sec trop salé pour la végétation, n'accueille que des crabes et
des hérons.
On va voir la forêt de Pterocarpus ou palétuviers
lacustres : comme la mangrove, elle est inondée mais l'eau est douce.
Elle est en voie de disparition à cause de la route qui la coupe en deux.
Le soir, on développe deux pellicules et on regarde la vidéo de la
journée.
Mardi 26 Juillet 2005
Réveil 4h45 pour voir le réveil des oiseaux de la
mangrove. Bilan : à par un héron et quelques crabes mantous, on n'a rien
vu. Le PMT est plus intéressant : aigle de mer, raies, tortue,
barracudas, diodons …
Visite de La Trinité, puis retour au pilotis
mangrove et PMT. Après le dîner, nous préparons le protocole "
nuit de la mangrove ". On se sépare en deux groupes avec un groupe
sur place toutes les 2 heures pendant que l'autre se repose : 22h-23h30,
0h-1h30, 2h-3h30 et 4h-5h30. Les mesures prises sur le pilotis sont :
niveau de la marée, température de l'air, de l'eau et de la vase,
observation des crabes et des oiseaux, PMT et prise de plancton.
Bilan de la nuit de la mangrove : la marée descend, la
température baisse très légèrement, les gros crabes mantous sortent,
les ucas sont diurnes, et les oiseaux aussi. Les moustiques, eux, sont
bien là et encore plus agressifs qu'en journée !
Mercredi 27 Juillet 2005
Repos le matin après une nuit bien occupée. Nous allons
à la mangrove de Beauséjour près de Tartane pour récolter des amandes
de palétuviers noirs et des plantules de palétuviers rouges. Nous
espérons pouvoir les faire pousser une fois rentrés à Paris. Cette
mangrove est malheureusement très abîmée et surtout très polluée :
des gros déchets sont échoués au milieux des racines et la plage est
aussi très sale. Nous rencontrons Pierre Courtinard auteur du livre
Mangrove des Antilles.
Nous allons au pilotis mangrove pour faire des photos et
de la vidéo. Le soir, après un bilan de la nuit de la mangrove et de
l'ensemble du séjour, on visionne les vidéos de la semaine.
Jeudi 28 Juillet 2005
PMT à l'aube. Certains vont à la mangrove de
Beauséjour pour faire des images et des mesures de crabes ucas. Rangement
du matériel, lavage des voitures et préparation des bagages. Départ à
13h pour Le Lamentin et enregistrement les bagages, avant une visite de la
rhumerie Neisson à Carbet près de Saint-Pierre. On rend les véhicules
et on prend l'avion 20h10.
Arrivée à Paris à 10h15 heure locale le lendemain. On
rentre au centre.
> Remerciements
Nous tenons à remercier tout particulièrement pour leur aide : le
Palais de la découverte, l'Observatoire du milieu marin martiniquais
(OMMM), le Parc Naturel
Régional de la Martinique gestionnaire de la Réserve naturelle de la
Caravelle, le Centre
de découverte des sciences de la terre géré par le Conseil
Général de la Martinique, la Mairie de
Sainte-Anne, Kayak Aventure Mangrove et la Mairie de
Paris.
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