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> Exposition "Mangrove, une forêt sur la mer"
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> Visite de l'exposition
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L'entrée de l'exposition
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La maquette récif, herbier, mangrove
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La maquette des trois milieux
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Les animations
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L'espace de l'exposition dans la
rotonde du Palais de la découverte
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Jonathan et Tristan réalisent
des expériences devant le public
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> Les mangroves dans le monde
La mangrove est une forêt tropicale (composée de
palétuviers) qui se développe sur le littoral, dans des zones calmes et
peu profondes. Elle occupe les ¾ des côtes et deltas des régions
tropicales, assurant une excellente protection contre l'érosion et même
contre les tsunamis. Ne dit-on pas : " la mangrove protège la terre
de la mer et la mer de la terre " ?
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> Dans la famille "mangroves"
La mangrove côtière se développe rapidement en
front de mer, sur des bancs de vase temporaires. Les palétuviers
atteignent ainsi 30 mètres de haut en 10 ans sur les côtes de Guyane
française. Cette mangrove disparaît quand le banc de vase est repris et
entraîné par les courants océaniques côtiers.
La mangrove d'estuaire est installée à demeure
dans les embouchures et les deltas des fleuves. Les alternances des
saisons et des marées changent la salinité de l'eau, douce en saison de
crue ou à marée basse, salée en saison sèche ou à marée haute, ce
que seuls les palétuviers peuvent supporter.
La mangrove de récif corallien se développe en
mer, le long des côtes protégées par un récif de la houle et du
déferlement des vagues. Un herbier, véritable prairie sous-marine, se
développe dans le lagon, entre la mangrove et le récif. Les mangroves
présentes en Martinique sont des mangroves de récif corallien et
d'estuaire.
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> La mangrove
Des racines sans dessus-dessous
Les palétuviers rouges ont les pieds dans l'eau à marée haute. Ils
poussent souvent sur de la vase. Les racines partent du tronc et jouent le
rôle d'échasses pour bien s'ancrer dans la vase et résister aux
marées. Elles sont ornées de petits trous, les lenticelles, qui
permettent la respiration de l'air libre à marée basse, le sol vaseux
étant trop pauvre en oxygène. Des racines poussent à partir des
branches jusqu'à venir s'ancrer dans le sol vaseux. Les palétuviers
rouges ont la capacité de dessaler l'eau de mer : ses racines ne
tolèrent pas le sel et ne peuvent absorber que l'eau douce qu'elles
tirent de l'eau salée par ultra-filtration. La sève qui monte dans les
branches est ainsi 100 fois moins concentrée en sel que l'eau de mer. Le
sol vaseux est pauvre en oxygène. Les racines souterraines du palétuvier
noir vont chercher de l'oxygène en surface en développant vers le haut
des petites racines verticales, les pneumatophores. Un véritable circuit
pneumatique, le parenchyme, apporte de l'oxygène à toutes les parties de
l'arbre.
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Des feuilles qui n'ont pas peur du sel
Paradoxalement, un arbre qui pousse les pieds dans l'eau de mer est
dans la même situation que celui qui pousse en zone aride : il manque
d'eau douce. Les feuilles sont donc petites, épaisses, recouvertes de
cire. Une forte transpiration au niveau des feuilles du palétuvier noir
permet d'augmenter la concentration en sel dans la sève de l'arbre et
l'eau de mer peut ainsi être aspirée par les racines. Pour éliminer ce
sel excédentaire les feuilles sont alors pourvues de " glandes à
sel " pour l' excréter sous forme de cristaux. Les feuilles
(toxiques), les brindilles et les fruits des palétuviers sont
décomposés par des bactéries et des champignons qui contribuent à
l'alimentation des petits animaux filtreurs fixés aux racines immergées.
Cette décomposition libère des nutriments mis en circulation par les
courants de marée, permettant le développement des algues à la surface
de la vase, sur les racines et sur les troncs.
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Arbres vivipares et graines flottantes
La graine du palétuvier rouge germe sur l'arbre. La plantule déjà
bien développée (30 cm) tombe dans l'eau ou sur la vase et s'enracine
très rapidement. Son développement en front de mer permet à la mangrove
de gagner du terrain sur la mer. Les graines du palétuvier noir, en forme
d'amandes, flottent et peuvent dériver en mer jusqu'à trouver une côte
propice au développement d'une mangrove.
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Un sol plus salé que la mer
L'eau de mer gagne l'intérieur des terres à chaque marée haute.
L'évaporation de l'eau concentre le sel dans le sol, d'autant plus salé
que l'on s'éloigne du bord. Selon leur résistance au sel, les
différentes espèces de palétuviers se succèdent depuis le bord de mer
jusqu'à l'intérieur des terres. Lorsque le seuil de tolérance au sel
est dépassé, les arbres meurent : il se forme un " étang bois-sec
", étendue de vase parsemée d'arbres morts inondée par les pluies
et qu'exceptionnellement par les plus hautes mer de vive eau.
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Au paradis des crabes
A marée basse, de nombreux crabes émergent de leur terrier de vase.
Les petits crabes violonistes mâles agitent leur grosse pince pour
éloigner les autres mâles de leur territoire et attirer les femelles.
Les terriers de crabes, très nombreux, criblent la vase et y favorisent
l'oxygénation du sol par une plus grande circulation d'eau.
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Des racines habitées
L'extrémité sous-marine des racines échasses des palétuviers
rouges est recouverte d'une gangue vivante. Ce support solide inespéré
dans cette zone vaseuse est colonisé de haut en bas par des huîtres, des
algues, des éponges et des ascidies. Ces algues sont le véritable
premier maillon de toutes les chaînes alimentaires de la mangrove. L'
entrelacs de racines est un refuge pour les petites espèces aquatiques,
jeunes poissons et jeunes crevettes qui s'y nourrissent.
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Oisellière-sur-mer
La Martinique est un point de passage pour de nombreux oiseaux
migrateurs. Beaucoup d'entre eux, fuyant l'hiver de l'Amérique du Nord,
s'arrêtent dans la mangrove pour se reposer, se nourrir, et parfois se
reproduire. De très nombreux oiseaux nichent dans la mangrove ou y font
relâche lors de leurs migrations ou pour la nuit. Ils y trouvent une
nourriture abondante comprenant des crabes, des crevettes, des petits
poissons. Le héron vert, ou kio, est le plus connu et le plus commun des
Antilles. Son cri perçant déchire souvent le calme de la mangrove.
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> L'herbier
Le petit lagon dans la prairie
Les herbiers sont composés de plantes marines. Ce sont de véritables
plantes à fleur (discrètes) fermement enracinées dans le sol. Les
herbiers se développent par boutures dans les eaux côtières peu
profondes des mers tropicales et tempérées. En Martinique, ces herbiers
se développent dans le lagon, zone de transition entre la mangrove et le
récif.
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Respirer, bloquer, pousser
Ces herbiers ont une importance écologique primordiale pour le lagon. Ils
contribuent à l'oxygénation de l'eau. Ils produisent un feuillage
abondant, source de nourriture pour les animaux herbivores comme les
tortues vertes. Les poissons et les crustacés picorent plutôt les algues
et les petits animaux fixés sur les feuilles. L'herbier bloque les
sédiments. Les sédiments qui n'ont pas été retenus dans la mangrove se
déposent et sont peu à peu piégés dans l'épaisse nasse formée par
les racines, 4 à 6 fois plus abondantes que les feuilles. De plus,
l'herbier épure l'eau en utilisant pour sa croissance les sels minéraux.
Les herbiers contribuent ainsi au maintien d'une bonne clarté de l'eau,
pauvre en nutriments, nécessaire au développement du récif.
Les locataires
L'herbier constitue à la fois un abri, une frayère, la nourriture ou le
garde-manger de nombreux animaux. On y rencontre les plus petites
crevettes jusqu'aux plus grosses tortues vertes. Le lamantin, le plus gros
herbivore, a disparu de Martinique. Beaucoup de jeunes poissons se cachent
derrière les feuilles plates. Devenus trop grands, ils continuent leur
croissance dans le récif, s'y cachent le jour mais reviennent dans
l'herbier se nourrir la nuit.
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> Le récif
Les jolies colonies de…corail
Une branche de corail est une colonie de petits animaux appelés polypes,
issus du bourgeonnement d'un seul individu. Le polype héberge des
micro-algues qui lui permettent de construire son squelette calcaire. Le
récif se forme du fait de l'activité du corail et des algues calcaires
encroûtantes. Pour que le corail puisse se développer, il faut que l'eau
soit chaude, salée, claire, bien éclairée et riche en oxygène, des
conditions très différentes de celles qui règnent dans la mangrove
toute proche. La présence d'un herbier dans le lagon, entre le récif et
la mangrove, permet l'épanouissement de ces trois écosystèmes.
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Un brise-lames vivant
Le récif est un brise-lames naturel contre la houle venant du large,
protégeant la côte du choc des vagues. L'érosion des côtes en est
limitée. L'herbier et la mangrove sont aussi protégés, eux qui ont
besoin d'une eau calme pour se développer. Le récif en équilibre perd
autant par érosion qu'il gagne par construction. Son érosion alimente
les plages en sable blanc, qui glisse inéluctablement vers le large. Si
l'eau est trop riche en nutriments, les grandes algues prennent la place
du corail sans pour autant construire de squelette calcaire : le récif
meurt, les plages disparaissent ...
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Gîte et couvert
Le récif constitue à la fois la maison et le garde manger pour la plus
importante concentration d'êtres vivants de tous les océans : des
centaines d'espèces de poissons, herbivores ou carnivores, mais aussi des
crustacés, des étoiles de mer, des oursins, des mollusques, des
gorgones, des éponges, des vers. C'est un foyer de biodiversité,
comparable aux forêts tropicales en terme de foisonnement d'espèces....
Mais des échanges ont lieu en permanence entre le récif, l'herbier et la
mangrove. Les poissons par exemple utilisent chacun de ces milieux soit à
des moments différents de leur vie soit à différents moments de la
journée.
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> Recherches et séjour
Chercheurs de mangrove, chercheurs de récif
De nombreuses recherches sont menées par les chercheurs sur ces milieux
encore inconnus. Ils collectent les animaux vivant dans la vase des
mangroves. La vase en provenance de l'Amazone forme devant la côte un
banc dont la partie émergée à marée basse est rapidement colonisée
par les crabes puis par les palétuviers.
D'autres s'attardent sur le récif et réalisent un suivi
pour en analyser les évolutions.
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"Mission Mangrove" en Martinique
Vous pourrez en savoir plus sur le séjour d'étude de la mangrove de
Martinique par les jeunes adhérents du Centre d'animation Garef
Océanographique et consulter leur journal de bord
Animations
Les jeunes du Club vous commenteront l'exposition et des images vidéo du
séjour d'étude. Ils vous feront également observer les différences de
réaction d'une cellule végétale à l'eau salée et les adaptations des
palétuviers pour survivre dans ce milieu hostile (Animations samedi et
dimanche à 16h et 17h et tous les jours pendant les vacances scolaires
(zone C) à 16het 17h).
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