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> le ballon sonde
L'électronique de bord utilise une parties des modules
développés par le GAREF AEROSPATIAL pour le projets précédents
(Paparazzi, Atalante). De nouveaux logiciels ont été développés pour
la partie embarquée et surtout pour les traitements temps réel des
données au sol. Un brouillage sur la fréquence 138 MHz a empêché la
réception en temps réel, néanmoins la réception de toutes les mesures
et points GPS pendant le vol, qui a culminé à 30500m, a été possible.
Après un calcul du point d'atterrissage sur la base de la dernière
position GPS et une recherche par hélicoptère, la nacelle a été
récupérée le 3 août 2002 à 30Km au nord d'Alès, et les photos
enregistrées à bord ont pu être récupérées.
> Objet de l'expérience
Mesures physiques
Température
Les mesures de température sont réalisées à l'aide de
sondes thermorésisitives en platine de type Pt100. Les deux sondes de
grande taille sont placées à l'intérieur de la nacelle, alors que les
deux sondes de petite taille, plus sensibles, sont placées à
l'extérieur. La résistance de chacune des sondes est mesurée par une
carte électronique réalisée à cet effet.
Pression
La mesure de pression atmosphérique est faite à l'aide
d'un capteur Honeywell 142PC13A de pression absolue.
Suivi de la tension du bloc de piles
Un convertisseur analogique-numérique connecté au bloc
de piles permet de suivre son état de charge
Transmission d'images numériques en temps réel
L'appareil employé, un Fuji MX-700, est utilisé pour sa
facilité de télécommande et de téléchargement des prises de vue par
un simple port série. Cet appareil prend des photos en résolution
1280x1024 pixels et sa carte mémoire peut contenir jusqu'à 53 images en
qualité la plus basse.
Traitement des photos
Une minute après la mise sous tension, la première
photo est prise et téléchargée sur la carte calculateur. Le taux de
transfert vers l'émetteur étant supérieur(100 kbps) à celui de
l'appareil photo vers le calculateur, les trames photo sont répétées
sept fois, et le programme de traitement choisit deux trames identiques
(les erreurs de transmission ne devant pas se répéter de manière
identique) puis la stocke dans un fichier. Une trame spécifique de fin de
photo est envoyée à la fin de chaque photo pour signifier au programme
de traitement de fermer le fichier en cours et de préparer le suivant.
Repérage et suivi de la nacelle
Repérage GPS
Un récepteur GPS, débridé en altitude, envoie sa
position sur le port série de la carte d'acquisition. Cette position,
intégrée dans une trame spécifique, est décodée par le programme de
traitement, et est affichée sur une carte géographique. Cette carte a
été réalisée par assemblage de multiples morceaux de cartes adjacents
provenant d'Internet.
Orientation de l'antenne
Le site et l'azimut de pointage de l'antenne sont
calculés à partir de la position du ballon et de la position de la
station de réception tout en tenant compte de la courbure de la terre.
Ces données devaient être envoyées à un pied de télescope soutenant
l'antenne de réception qui pointe vers le ballon. Lors du passage à
l'utilisation de la fréquence 138 MHz, l'antenne est devenue trop grande
pour être dirigée ainsi. L'orientation automatique a servi à
faire viser le ballon par un télescope, servant de référence à
l'antenne de réception, qui elle était orientée manuellement.
> Déroulement de l'expérience
L'équipe a dû concevoir
mécaniquement la nacelle, mettre au point différentes cartes
électroniques, étalonner les capteurs et gérer émetteur et récepteur.
Réalisation de l'expérience
> Lancement
Le 31 juillet 2002 au soir, la météo semble bonne pour
un lancement le lendemain matin.
Le jeudi 1er août, l'équipe se rend sur le plateau du
Larzac. Sur place, pendant la préparation de l'expérience, elle installe
le mat pour l'antenne de réception (Yagi 17 éléments de 6, 5m de long
sur un mat de 3.5m) et met en place le matériel de réception dans la
voiture kangoo. Vers 11h30, le gonflage du ballon commence. Pendant ce
temps, les différentes équipes se préparent au lancement. La qualité
de la télémesure est une dernière fois vérifiée.
Vers midi, le ballon est gonflé et l'équipe commence la
chronologie de lancement. A 12h03m55s, la nacelle est mise sous tension,
puis l'appareil photo est mis en marche. Pendant les premières secondes
de transmission, l'équipe relève un brouillage, mais décide de lancer
tout de même, pensant que cette interférence ne serait que passagère. A
12h08m17s, le ballon est lancé. Le brouillage s'amplifiant avec
l'éloignement de la nacelle et supprimant toute télémesure, l'équipe
en informe l'ANSTJ, qui constate les faits sur ses équipements sans en
trouver la source. Ce fort brouillage se composait d'un "burst"
par seconde faisant décrocher le récepteur. Par une modification des
paramètres du récepteur, l'équipe réussit tant bien que mal à
recevoir par intermittence, suffisamment pour avoir des mesures et des
points GPS, mais la transmission d'images, requérant une télémesure
continue, ne donne aucun résultat. L'ANSTJ nous informera quelques jours
plus tard que la source du brouillage était un anémomètre radio situé
à proximité de la station de réception.
30 minutes après le lancement, un des membres de
l'équipe se rend à l'aérodrome de Millau d'où il prend un
hélicoptère pour tenter de suivre la retombée et récupérer la
nacelle.
Arrivé à un plafond de 30500 m au bout deux heures
environ, à une cinquantaine de kilomètres, le ballon éclate et retombe
rapidement. La retombée se passe bien, mais à 4650 m d'altitude, une
coupure de courant de quelques secondes éteint les ordinateurs. Le suivi
GPS temps réel est alors perdu.
L'hélicoptère se pose sur une colline et relève le
vent en basse altitude tout en cherchant le ballon des yeux, sans le
trouver. Quelques minutes plus tard, quand le programme de traitement est
relancé, l'équipe a juste le temps d'enregistrer quelques secondes puis
constate la perte de télémesure à une altitude d'environ 2900 m.
Malheureusement, ces quelques secondes de télémesure ne permettront pas
de connaître en temps réel la dernière position du ballon.
> Récupération
Le soir du premier août, un examen détaillé des
fichiers de données stockés par le programme de traitement permet de
retrouver manuellement les derniers points GPS à 2900 m avant la perte de
télémesure. De là il est fait une extrapolation tenant compte de la
vitesse de descente et des vents qui définit une zone de chute possible
de la forme d'un triangle de 3 km de coté. Le travail sur ces mêmes
fichiers permet également de retrouver des morceaux de photos
(inexploitables).
Le 3 août, le GAREF se déplace à l'aérodrome
d'Aubenas, le plus proche du point de chute estimé pour récupérer la
nacelle. Parti à 14h10, l'hélicoptère retrouve la nacelle à 14h35 à
moins de 500 m du point prévu. (à 30km au nord d'Alès)
> Résultats
Cliquez ici pour voir les
photos prises durant le vol
Cliquez ici pour voir les
mesures effectuées par le ballon
> Conclusion
Finalement, ce projet a été une réussite, vu que la
transmission des mesures, le suivi du ballon puis sa récupération grâce
aux coordonnées GPS, ainsi que la prise de photos numériques tout au
long du vol ont été un succès.
Seule la transmission des photos en temps réel a
échoué, compte tenu du brouillage télémesure rencontré. La
récupération a été limité en ce qui concerne le risque de perte de la
nacelle et de ses équipements.
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